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Presque deux semaines depuis le dernier message, je ne me suis pas rendu compte que ca faisait si longtemps ! Va falloir rattraper tout ca, alors en vrac et sans transitions .... :
La semaine derniere c'etait prise de contact avec l'administration japonaise pour le visa. Pour avoir des infos generales, il y a un petit bouquin edite par la community house (centre nevralgique pour tout les expatries). Il est merveilleusement bien fait et tres complet, en japonais/anglais, et gratuit. J'y ai ainsi trouve l'adresse des services d'immigration a Kyoto. Une fois la bas, j'arrive dans une salle d'attente classique, ou une chinoise etait en train de s'enerver apres un employe qui refusait de lui repondre. J'ai pas vraiment compris le sujet de la dispute, en tout cas ca s'est termine par le depart du japonais qui l'a laisse toute seule au comptoir. A cote, un couple mixte dont la femme etait enceinte. Il y avait un allemand marie a une japonaise a l'ecole ou j'etais, et qui est devenu papa en janvier. Il racontait que c'etait pas tres complique niveau papier, mais que ca coute une fortune d'accoucher au Japon. A propos d'accouchement, la plupart des femmes japonaises accouchent dans la ville de leurs parents. Et comme les emigrations d'une region a une autre sont devenues courantes comme dans tout les pays developpes l'evenement se passe presque toujours loin du foyer parental et donc la plupart du temps du lieu de travail du pere qui ne beneficie pas comme les francais de conges speciaux pour cela. Finalement la femme accouche generalement sans le pere qui vient apres des qu'il peut, le delai dependant en gros de s'il s'agit d'un buisnessman d'une grande metropole, ou d'un etre humain ailleurs. Mais revenons a mon visa. D'abord je vais a un premier guichet pour me faire orienter vers un autre comme le demande l'affiche a l'entree. Au passage tout est en japonais, ca fait un bon exercice mais vu leur public un peu d'anglais serait surement pas un mal. La fille m'ecoute patiemment, et me file une pochette plastique avec un petit carton correspondant a mon cas, en deux exemplaire, et un ticket avec un numero de guichet et un numero d'appel. Carre, japonais. Je m'en vais donc m'asseoir pas loin du guichet en attendant qu'on m'appelle, mais je les vois alors qui commence a tout fermer. Bon ok je suis arrive un peu tard mais c'est pas une raison pour m'enfermer dans le noir. C'est pourtant ce qui a failli m'arriver puisqu'ils m'avaient oublie. Euh la ca fait plus trop japonais. Donc j'ai finalement le droit a une entrevue eclair entre deux rideaux avec une charmante dame qui a commence par me dire 'impossible' avant de m'ecouter, puis qui m'a ri au nez en apprenant que je travaille dans une boulangerie, pour finalement essayer de me chercher des poux a propos de mon visa. La je suis tombe de tres haut, ma tension arterielle, elle, a suivi le mouvement inverse. Je m'attendais bien sur a entendre 'non', parce qu'ils sont formes pour dire ca pour faire un premier tri, mais j'esperai l'entendre selon les normes de la politesse japonaise au lieu d'avoir l'impression d'avoir affaire a un bureaucrate francais. Bon, c'est pas grave s'ils veulent pas de moi on va aller frapper a d'autres portes, en commencant par celle de la community house ou il y a des entretients reguliers organises avec des experts en probleme d'emigration. Quelques jours plus tard j'ai cette fois le plaisir d'etre accueillis par trois personnes, deux experts et une traductrice (qui n'a finalement rien eu a faire, petite victoire personnelle). Les deux conseillers ont ete parfaits : clairs, francs, serviables, ... Finalement decrocher un visa avec la boulangerie c'est impossible, comme partout ailleurs il faut justifier un minimum l'emploi d'un etranger par une capacite speciale que ne pourrait pas avoir un autochtone. Donc il ne me reste que l'informatique, professeur de francais, traducteur, ou alors me reinscrire dans une ecole pour avoir un statut etudiant, ou me marier a une japonaise. Tout le monde a fait la tete a la boulangerie ... Bon, 'que sera, sera' comme dit la chanson. En tout cas les conseillers m'attendent deja, ils font toutes les demarches necessaires en cas de besoin, genial !
Mon velo n'est toujours pas repare, mais j'ai maintenant la ferme intention de le faire moi meme. Pour cause : sur le vieux velo de depannage il y a un levier de vitesse mais pas de deraileur sur la roue, donc je laissais pendre le fil dans le vide tranquillement, jusque au jour ou j'ai eu l'idee saugrenue de jouer avec les manettes alors que je descendais comme un bolide l'avenue horikawa. Et la, stupefaction ! Ca marche ! Je regarde ma roue betement : y'a pas de erailleur mais ... ca deraille ... J'avais pas le temps de regarder plus precisement a ce moment mais des que j'ai pu j'ai jete un oeil. Les japonais sont merveilleux (sauf ceux de l'immigration et les pepes myopes). Le systeme de changement de vitesse est integre au moyeu de la roue ! A l'exterieur il y a juste un tout petit mecanisme bien cache sous un capuchon en plastique. C'est propre, discret, a l'abri des chocs et des poussieres. J'aime ! Donc hors de question de laisser cette merveille inutilisee, je vais la recuperer pour faire de mon velo une vraie fusee a reaction ...
Rubrique bricolage, j'ai a nouveau fait des decouvertes dans les poubelles, un pc et un portable. Le pc va me permettre de completer elegament celui que j'avais deja trouve. Le portable, si j'arrive a le faire marcher viendra remplacer mon fidele toshiba qui me suis partout depuis le quebec. Le nouveau est une bete de course mais impossible de trouver une alim pour le tester, je trepigne d'impatience !!
Des nouvelles du film ou j'etais extra. Les affiches sont sorties ! Voici le flyer :

Sortie en salle le 17 juin (au Japon).
Et puis hier, il faisait un temps merveilleux. Etant donne qu'il pleut depuis des semaines, que dis je, des mois, ca merite d'etre signale. Mais ce n'est pas pour autant pour ca que je le dis. Juste parce que j'en ai profite pour aller faire une balade en velo dans le smontagnes au nord de Kyoto avec Junko qui etait egalement en conge. Objectif : voir des singes, selon Junko pas la peine d'aller si loin pour en voir un beau specimen, mais bref ... Oui vous savez qu'il y a des singes sauvages dans les environs, je vous l'ai deja dit, mais vous n'en avez jamais vu en photo sur ce blog ... Et bien ca sera pas encore pour aujourd'hui, desole. Pourtant je sais qu'il y en a nous sommes alle car Thomas, autre expat francais, me l'a confirme. Bah, la promenade etait un regal, le long de la riviere au canard "Kamogawa" . Les berges sont encore toutes fleuries par les cerisiers, mais ils commencent a verdir, car les feuilles prennent le dessus sur les fleurs. Mais la aussi j'ai decouvert une petite merveille : il existe ici des cerisiers a fleurs vertes ! C'est pas ma dischromatopie qui me joue des tours, c'est vrai de vrai. Selon mon patron ca viendrait de boutures sauvages avec des pruniers ou des pechers ... Et pour embellir encore plus la riviere, plein d'oiseaux viennent sauvage (mais pas farouches !) s'y nourrir de poissons. Comme la piste cyclable remonte jusqu'a la frontiere nord de Kyoto, pas de probleme d'orientation. Au fur et a mesure que l'on remonte le paysage devient vraiment escarpe, la riviere s'aminci et les petites cascades se multiplient. C'est magnifique. On voulait faire pique nique au bord de l'eau bien sur, mais aforce de s'enfoncer dans les montagnes, le terrain etait devenu tellement escarpe qu'on ne pouvait plus descendre au bord de l'eau. Donc on a fait demi tour et on est tombe sur un chemin touristique qu'on a decide de suivre en esperant que le lac pres duquel il passait serait un bon endroit. En route on a ainsi pu voir quelque chose qui commence a fleurir les maisons japonaises, juste apres les cerisiers : ce sont les koinobori o , les manches a air en forme de carpe qui sont le symbole de la fete des petits garcons qui aura lieu le mois prochain. En fait le lac se trouvait dans un terrain de golf, donc interdit de s'en approcher. Mais ca nous a tout de meme permis de visiter un tres joli temple ou se trouve le cimetierre du obi. Le obi c'est la "ceinture" du kimono. Oui il y a des cimetierres pour les objets au Japon. Et puis l'heure avance et il commence a faire faim ! Il commence aussi a faire bien gris au dessus de nos tetes, il y avait longtemps ... Donc retour a Kyoto et piquenique dans un jardin d'enfant, c'etait bien aussi. Sur le chemin du retour, en se perdant completement pour avoir voulu prendre des petites rues tortueuses entre des maisons ancestrales, on est tombe par hasard sur un sanctuaire incroyablement beau ou on s'est dechaine en photos. Il s'appelle Uhouhin J@ , ca veux dire quelque chose comme la "cloture en joyaux de pluie".
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